Ciel étoilé d’octobre avec la galaxie d’Andromède, des météores et un télescope

Le ciel d’octobre 2026 : Orionides, Andromède et lumières d’automne

Octobre 2026 invite à profiter des nuits d’automne : Saturne se laisse observer le soir, la galaxie d’Andromède devient une belle cible aux jumelles, et les Orionides offrent un rendez-vous après minuit. Voici les repères utiles depuis la France métropolitaine, avec des dates vérifiées et des conseils adaptés à une première sortie.

Les rendez-vous d’octobre 2026

  • Autour du 10 octobre : la nouvelle Lune offre une bonne période pour chercher les objets peu lumineux, loin de l’éclairage urbain.
  • Le soir : observez Saturne, puis explorez Pégase et Andromède.
  • Nuit du 21 au 22 octobre : maximum annoncé des Orionides ; privilégiez la seconde partie de nuit et un horizon dégagé.
  • 26 octobre : pleine Lune. Réservez plutôt cette période aux paysages lunaires et aux planètes qu’aux galaxies diffuses.

La Lune : les bonnes dates pour préparer une sortie

Les phases ci-dessous sont celles de l’US Naval Observatory, converties en heure de Paris. Les trois premières dates sont encore à l’heure d’été ; la pleine Lune intervient après le passage à l’heure d’hiver.

  • Dernier quartier : 3 octobre à 15 h 25.
  • Nouvelle Lune : 10 octobre à 17 h 50.
  • Premier quartier : 18 octobre à 18 h 12.
  • Pleine Lune : 26 octobre à 5 h 12.

Pour Andromède et les autres cibles diffuses, profitez des soirées autour de la nouvelle Lune. Pour découvrir les cratères, choisissez plutôt une Lune en quartier : près du terminateur, la frontière entre jour et nuit lunaire, les ombres révèlent mieux les reliefs qu’à la pleine Lune. Commencez à faible grossissement et augmentez seulement si l’image reste stable.

Saturne le soir, Jupiter avant l’aube

Saturne : une cible accessible en soirée

Saturne est une bonne cible du ciel du soir. À titre de repère, les éphémérides NASA/JPL calculées pour Paris la placent vers le sud-est, à environ 30° au-dessus de l’horizon le 15 octobre à 22 h, puis plus haut en direction du sud dans la nuit. L’heure et la hauteur changent selon la date et votre lieu d’observation : vérifiez-les sur une carte du ciel avant de sortir.

À l’œil nu, elle apparaît comme un point lumineux. Un télescope permet de distinguer ses anneaux, sous réserve d’une atmosphère suffisamment stable. Laissez l’instrument prendre la température extérieure et évitez les observations au-dessus des toits encore chauds. Ne vous attendez pas à une image identique aux photographies traitées.

Jupiter : pour les observateurs matinaux

Jupiter se prête davantage à une observation en seconde partie de nuit. Pour Paris, le 16 octobre vers 6 h, elle se trouve approximativement à 32° de hauteur vers l’est-sud-est. Des jumelles bien stabilisées peuvent montrer certains de ses satellites ; au télescope, recherchez ses bandes nuageuses quand la turbulence le permet.

Vénus n’est pas une cible matinale facile à la mi-octobre : les éphémérides la placent encore sous l’horizon à Paris pendant les heures précédant l’aube. Ne reprenez pas automatiquement les repères planétaires d’une autre année. Ne cherchez jamais une planète proche du Soleil avec des jumelles ou un télescope non équipé d’un dispositif solaire adapté.

Orionides : rendez-vous dans la nuit du 21 au 22 octobre

Les Orionides proviennent des débris de la comète 1P/Halley. Pour 2026, la NASA indique une activité du 2 octobre au 7 novembre et un maximum dans la nuit du 21 au 22 octobre. Sous un ciel réellement sombre, elle donne un ordre de grandeur de 10 à 20 météores par heure ; votre comptage peut être bien inférieur selon la météo, les lumières et la Lune.

Cette année, le maximum survient après le premier quartier du 18 octobre : la Lune croissante peut gêner l’observation, notamment en première partie de nuit. Privilégiez les heures après minuit, vérifiez son heure de coucher pour votre emplacement et choisissez une zone de ciel éloignée de son éclat.

Aucun instrument n’est nécessaire. Installez-vous confortablement avec une couverture ou un transat, laissez vos yeux s’adapter à l’obscurité pendant environ 30 minutes et regardez une large portion du ciel. Le radiant se situe près d’Orion, mais fixer uniquement cette constellation réduit le champ observé : les météores peuvent traverser d’autres régions du ciel.

Andromède et Pégase : une promenade aux jumelles

Le grand carré de Pégase sert de point de départ pour retrouver Andromède sur une carte du ciel. Sa galaxie, M31, est une belle cible d’automne : sous un ciel sombre, cherchez une tache diffuse plutôt qu’une spirale aux couleurs des photographies. La NASA rappelle qu’elle peut être visible à l’œil nu loin de la pollution lumineuse.

Aux jumelles, commencez par un champ large et stabilisez vos bras. Au télescope, gardez un faible grossissement : M31 est un objet étendu et son noyau est plus facile à voir que ses régions externes. Les soirées proches du 10 octobre seront plus adaptées que celles proches de la pleine Lune.

Une sortie simple en trois étapes

  1. Avant de partir : consultez la couverture nuageuse, choisissez un lieu sûr et accessible, puis repérez vos cibles et les horaires de la Lune.
  2. Sur place : prévoyez des vêtements chauds et une lumière rouge peu intense. Protégez les optiques de la rosée avec un pare-buée adapté ; évitez d’essuyer une lentille humide avec un chiffon improvisé.
  3. Gardez un programme court : Saturne et Andromède pour une soirée, ou Jupiter et quelques Orionides pour une sortie matinale. Deux observations réussies valent mieux qu’une liste trop longue.

Dans la nuit du 24 au 25 octobre, la France passe à l’heure d’hiver : à 3 h, il sera de nouveau 2 h. Les heures indiquées dans cet article suivent ce changement.

Ouvrir Sky Map pour repérer les cibles depuis votre emplacement, puis préparez votre prochaine nuit d’observation avec les horaires correspondant à votre ville.

Sources et repères

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